Rêveries d’un blogueur ordinaire…

Auteur : Sylvain SAÏD (ALŸS A PREACH)

  • Ça sent le moisi !!!

    « Moi, j’fais pas d’politique. De toute façon, j’y comprends rien ! Et c’est pour ça que je voterai RN ; c’est le seul parti politique que j’pige le discours. ».

    Quand j’entends ça, j’ai envie de dire : « Moi, je ne fais pas dans l’humanisme. De toute façon, je ne comprends rien aux êtres humains ! ». Mais je ne le dis pas car j’ai envie de croire que tout le monde peut un jour biter un programme. Faut juste s’en donner la peine !

    Y’a un moment où faut arrêter de se coller la tronche dans le sable à la vue d’un zoophile en rut, en se disant qu’on est à l’abri de ses assauts. Non, tu n’échapperas pas aux coups de boutoirs des « chemises noires » ! Toi aussi, le/la français.e « de souche », tu vas morfler ! T’en as déjà eu un aperçu avec le recul de Bardella dans ses promesses (retraites, salaires, etc).

    Alors oui, la politique sécuritaire te rassure, mais crois-tu que tu ne vas pas « déguster » quand tu seras victime des abus des forces de l’ordre ? Parce que, ne te leurre pas, tu n’es pas à l’abri de bavures et autres dérapages zélés de nos milices d’état…

    Et quand ce nouveau gouvernement dont tu nous serines qu’on n’a pas encore essayé (je pouffe!) aura viré tous.tes les irréguliers.ères du pays au prétexte qu’ils/elles n’ont pas de papiers, et que tu verras la restauration et le BTP exsangue car ne trouvant plus personne pour bosser, tu vas peut-être applaudir ? Je ne crois pas. C’est vrai que la situation actuelle n’est pas idyllique, mais c’est tout de même un peu plus humain que les mesures mortifères de l’extrême droite !

    Enfin (cette liste d’exemples n’est pas exhaustive), quand l’audiovisuel sera devenu totalement privé et qu’on aura que des TPMP et des Hanouna, j’imagine que tu ne vas pas sauter au plafond ou pisser partout de joie…

    Bon, c’est vrai que quelques mesurettes dans un programme d’extrême droite, c’est plus vite lu que 150 vraies mesures d’un programme social. Mais à un moment, faut choisir : bouffer du prédigéré ou faire ta tortore toi-même avec les ingrédients que te fourgue le NFP. Parce que crois-moi, le fast food que te propose le RN, ça va pas te nourrir et tu vas avoir de sacrées carences (en plus de perdre en réflexion).

    C’est vrai que te dire ça comme ça, dans un post, ça va pas faire grand effet sur tes neurones endommagés, mais j’espère qu’à un moment, tu tomberas sur ce texte et que, dans un court instant de lucidité, à l’image de De Niro dans « L’éveil » (avec le succulent Robin Williams), tu vas recouvrer cette humanité que tu as lâchement abandonnée au profit de petits plaisirs éphémères.

    Je sais, je suis un incorrigible optimiste, mais c’est ce qui m’empêche de sombrer…

    Allez, je filoche ; j’ai un tricératops sur le feu…

    P.S (N.B et tutti quanti) : n’oublie surtout pas que le RN a voté contre l’indexation des salaires sur le coût de la vie, la hausse du SMIC ou encore la hausse des revenus agricoles…

  • Ces réacs d’un nouveau genre.

    Ça fait des piges que j’ai des hannetons qui me taraudent la soupente. Si chais pourquoi ? Assurément, mon adjudant ! Depuis plus d’un quart de siècle, au lieu de foutre un patin devant l’autre, c’te société de cloportes régresse à vue d’œil.

    Tout ce qui faisait la fierté de nos anciens, les « grèves joyeuses », l’abolition de la peine de mort, la légalisation sur l’avortement, la parité, la « dépsychiatrisation » de l’homosexualité ou même les 35 heures, tout ça, c’est comme si t’avais chanté la messe à l’oreille d’un sourdingue. Aujourd’hui, les morveux qui sont plus vieux que leurs ancêtres sont légion. On a même l’impression qu’y mènent la danse, ces puceaux! Bon, j’avoue qu’y sont les chiards des ceusses qu’on combattait quand on avait leur âge (les réacs, les mous du gland) mais nous, on contestait l’autorité parentale !!! Eux, qu’est-ce qu’y branlent, à part répéter comme des perroquets les discours de leurs darons ?

    Alors c’est vrai qu’y z’ont toujours besoin d’être contestataires mais de nos jours, plutôt que de « tuer le paternel » y dézinguent le prof, l’administration et leur militantisme fait du rétropédalage. Tu les vois même envoyer dinguer à la galetouse le savoir des enseignants. Très souvent, certains leur récusent le droit d’enseigner. Tiens, ça me rappelle l’histoire de cette prof de français d’origine tunisienne. Un jour, un des mioches de sa classe l’a filmée en plein cours et l’a montrée à ses vioques. Ben tu l’crois ou pas mais ces faisandés du bulbe y z’ont publié la vidéo sur les réseaux sociaux avec cette légende : « Elle enseigne le français dans un collège français et elle est même pas française ! ».

    Bon, je vais pas te faire le catalogue des idées moisies que des boutonneux me balancent à longueur de temps sur les zéros siossios. J’avais simplement envie de dégoiser sur ces réacs d’un nouveau genre.

    Sur ce, bonne bourre et méfie-toi de la reddition !

  • Des amants déroutent…

    J’me souviens plus dans quelles circonstances j’ai rencontré Hervé et Nadia. Probablement dans ce rade miteux où se mélangeaient les poivrots du quartier et les jeunes fauchés.

    Hervé et Nadia viennent de se bouffer le museau pendant un quart d’heure. Elle lui reproche d’être un mauvais coup, lui, la traite de gagneuse de caniveau et lui colle un soufflet. Je me lève et empêche le gazier de mettre une autre trempe à son ex (elle vient de le plaquer comme un vieux calebute tout merdeux). Après avoir passé ses nerfs sur quelques poteaux alentours, Hervé revient et s’assied à ma table pour s’excuser. Nadia nous rejoint. On passe quelques heures à se rincer la dalle dans ce bouge crasseux, puis on se retrouve chez la minette fraichement célibataire. Spliffs, chillums et autres bangs tournent sur fond de reggae . Après s’être mis la calebasse à l’envers, Hervé décarre vers 22 plombes. Je t’épargne la neuille pour en arriver à la matinée.

    10 du mat’, on toque à la lourde. Nadia ouvre et 4 têtards pifant encore le Biactol s’invitent. Le seul crêteux, c’est Spiner, un keupon de 16 plates qu’a fugué de chez son grand-dabe depuis une pige. Hier, ce mioche s’est fait arranger la façade par un bouseux du bled.

    Là-dessus arrive Hervé, jalmince comme c’est pas permis que j’me sois amusé toute la nuit avec son ex.

    Spiner me reluque comme si j’étais j’lui avais barbotté ses Docs.

    -C’est toi qui m’as latté la tronche avec tes potes, hier soir !

    -Pas possible ! J’ai passé la soirée ici.

    J’sais pas ce qui se passe dans la tirelire de Nadia, mais elle a vrillé et commence à monter une cabane à la troupe, comme quoi que j’serais peut-être sorti quand elle a tapé des châsses vers minuit.

    -J’te reconnais, avec ta coupe de naze et ta natte jusque dans le dos !!! C’est bien toi qui m’as mis une rouste avec ta soce. Bouge pas, je vais chercher l’artillerie. Nadia, tu me le gardes au frais !

    Spiner et Hervé se barrent. Nadia et les 3 larbins du punk en herbe m’empêchent de décaniller. Faut dire qu’à 4 contre 1, j’faisais pas le mariole.

    Les deux apprentis terreurs ramènent enfin leurs bobêches de broyeurs de cirage. Spiner a dans les pognes un tube que le légitime de sa vieille se sert pour le safari, chargé des bastos longues comme mon index.

    Pendant deux plombes, ça se la joue Scarface pis, comme chuis aussi causant que Bernardo, les 3 autres demi-sels qui se barbaient, ont pris la tangente. Reste plus que le « cocu post-rupture », le punkotille et la saladeuse.

    Dans la journée, la frangine de Nadia, qu’a assisté au baston où c’est que Spiner a pris une peignée, se pointe et dégoise que chuis pas le pégu qu’ a collé une danse au morveux.

    Tu crois que ça a empêché la morue et les deux nazes de continuer à jouer les caïds et de vouloir me faire bouloter mon acte de naissance ? Que pouic ! Je te passe les détails de la suite (ça renifle trop la mouscaille fachelarde). J’te bonnis juste que j’ai deux solutions : soit j’aligne les châtaignes, au risque d’en dessouder un ou deux de ce trio de lopes, tellement j’ai la rage ; soit je prends sur moi, je reste zen et laisse pisser, pour voir où ça va mener.

    Comme ils ont attaqué l’apéro vers 16 heures, commencent à être bien torchés, les Tony Montana de supérette ! J’aurais pu mettre les bouts, mais la gisquette a bouclé la guimbarde et collé la clé dans sa fouille. Me voilà enflaqué ! Je sens que cette journée va s’étirer jusque tard dans la noire, vu que j’ai un soufflant constamment braqué sur ma pomme.

    La sorgue pointant le bout de son blair, tout le monde commence à avoir les crocs. J’te graillerais bien un canasson, sa selle et son cow-boy.

    Je propose donc à mes « hôtes » de préparer un bout de chien avant de mettre la barbaque dans le torcif. Les pieds nickelés acquiescent. Je filoche préparer la becquetance.

    Retour au salon avec mon plat de spaghettis sauce mézigue (oignons confits dans le miel, vinaigre, lardons, crème et un mélange de fin de clacos régionaux). Nos deux couillus sont pleins comme des outres. Faut dire que les mélanges sont pas ce qu’il y a de mieux pour se camphrer en douceur. Surtout que par-dessus le carburant, nos zéros de la ZUP ont claqué quelques douilles et boulotté du cacheton.

    J’ai une dalle du tonnerre ! J’en profite que la troupe soit dans les vapes pour m’enquiller la moitié de la tortore. Spiner et Hervé ronquent comme des sonneurs, le tarbouif dans l’assiette et Nadia est partie se pager sans becqueter.

    Tout-à-coup, le keupon se lève, se fait un fix de whisky avec une seringue à insuline (chourée la veille à la pharmacie avec 3 boîtes de Mercalm), va se vautrer dans le sofa et tarde pas à rejoindre ce bon vieux Morphée. J’attends un peu que tout ce beau monde soit comateux et discrètement, j’attrape le rifle, file aux gogues pour coincer le canon dans la cuvette et le tordre jusqu’à le rendre inutilisable.

    Le jacquet n’allant pas tarder à montrer son potron, je récupère la crochette de la turne et je trisse à dache de cette canfouine de cintrés !

    Aujourd’hui, quand je repense à ces empaillés, j’ai le raisiné qui commence à bouillir et ça me colle une furieuse envie, 35 piges plus tard, de remettre tout ça dans le bon ordre et de leur coller mes poings sur leurs « i » de soiffards biberonnés au râpeux !

    Voilà, voilà …

    Sylvain SAÏD © 2021« La sulfateuse bien huilée (chroniques d’un bourlinblogueur ordinaire) »

  • Cale en bourg

    Histoire (😉) :

    À partir de 1870, Auguste Maquet, qui fut le « nègre » d’Alexandre Dumas (« nègre » d’un métis, ça ne s’invente pas), n’avait plus que comme revenus les maigres émoluments que dispensaient ses prestations d’écrivain public.

    Par une matinée de printemps 1871 (le 12 janvier, ou peut-être était-ce en hiver, le 31 juin), il décida d’aller mendier quelques deniers sur le parvis de Notre-Dame.

    Après deux jours à faire le « tape-cul », il entendit une voix rauque prononcer ces quelques mots :

    « Diantre ! Monsieur Maquet quête ! »

  • Ridicule

    Ridicule

    Une plume acérée, aigre et acerbe
    D’où coule la cigüe d’un très mauvais verbe
    Ne sait plus caresser le gracieux papier
    Pour ourdir galamment ses traits sur les épiés.

    De ses doigts engourdis, il martèle l’AZERTY.
    Il agence des mots à l’emploi perverti
    Puis inlassablement tous ses contraires il raille.
    De brocards en saillies, constamment il ripaille.

    Le feu me fait faute pour continuer l’effet
    Je cesse donc là l’insignifiant forfait
    De brosser son portrait
    Sans en forcer le trait.

    Le faux contrariant
    Est laquais des riants…

    Copyright © 2015 Sylvain SAÏD (Le brailleur d’ALŸS A PREACH)

  • Les factieux en flanelle…

    Billet du 25/07/2021

    Y’a quelques jours, j’ai toqué à la lourde d’un trocson où c’est qu’les 10 000 piliers de zinc s’prennent pour des séditieux. « La secte du doigt » qu’ça s’appelle…

    Dans cette taule, faut publier obligatoirement un fuck (« doigt d’honneur », si tu préfères). Déjà, faire d’un geste de révolte, l’emblème d’un groupe qu’a rien à dire, j’trouve ça un peu débile… Mais quand, en plus, t’as la majorité des mérinos de la turne (couverts de tatoos, piercés que ça en peut plus et aux crinières dreadlockées que ça sait même pas l’origine de cette coiffure, si ce n’est que c’est rasta !) qui t’aiment en te postant leurs air-fucks, là j’me bidonne…

    Du coup, comme le taulier avait instauré une sorte de règle où c’est que tu fuckes à donf’ et que tu machouilles pas tes mots avant d’les poser sur le mur, j’me suis dit que j’pouvais livrer ma pensée en forçant le trait, vu que ces gueux qui s’prennent pour des trimardeurs, se vantent de manier le second degré comme des cadors.

    Ben t’imagines même pas le nombre de fissuré.e.s de la théière qu’ont défouraillé à cause qu’y z’ont rien bité de ma « posture » !!!

    J’te pose mon texte ici, histoire qu’on s’marre un peu…

    « Salut les clodos, les rebelles en papier crépon…Je vous prie de bien vouloir trouver, ci-dessous, mon profond irrespect.

    Je file me pager parce que vos fucks de branle-manettes me collent la gerbe.

    J’imagine que je vais en froisser des tonnes avec ce post et je m’en cogne comme de ma première manœuvre onanique…

    À part vous selfiser en fuckant, vous êtes pas foutu.e.s de mettre un peu de sens dans vos publications. Les gonzes, vous bandez dès qu’une minette montre un bout de peau (dès qu’un décolleté ou des quinques de biche se pointent, t’as une montée de sève générale), mais quand faut tailler le bout d’gras avec un poilu sur des sujets de fond, y’a plus personne.

    Perso, chuis venu ici pour le fun mais après quelques heures d’observationnage du merdier, j’me canule comme un partouzard chez les cisterciens .

    Du coup, j’vais vous laisser entre consanguins et je reviendrai quand y’aura du bon vrai fuck.Paluchez-vous bien sur vos selfies de débiles et bonne bourre… »

    Voilà… En 4 jours, j’ai fait le tour du claque et j’me dis que si doit y’avoir insurrection contre le pouvoir en place, c’est pas avec ces gâteux qu’on va sortir de la vase…

  • Moment de solitude…

    Dans l’genre anecdotes croustillantes, j’en ai une qui va te faire esquisser un rictus sur ta bobèche de broyeur de cirage.

    À l’époque où j’turfais en chirurgie ORL (c’était juste après avoir décanillé de cette taule de branleurs chez les louftingues ; parce que faut bien avouer que c’était des cossards, les bleus qui remplaçaient nos gus qu’avaient raccroché les gants), donc quand j’étais en ORL, comme tous les aide-soignants, je me cognais la prise de constantes chez tous les patients (température, pouls, tension, fréquences respi, saturation).

    Arrivé dans la piaule de M. X, un type qu’avait du raisiné de brûleur de planches dans les vermicelles que dès qu’y te voyait débarouler, y t’en servait toujours une belle où c’est que t’étais sûr d’te gondoler. Donc arrivé dans sa turne, j’lui pose le brassard sur l’brandillon gauche. Et là, y m’sort que faut lui prendre la tension sur l’autre parce que sur celui-là, l’a eu un curage ganglionnaire à cause qu’il a eu le crabe du nibard.
    Alors mézigue, comme chuis joueur, j’lui balance que la mammoplastie après sa mammectomie a été bien réussie parce qu’on voit rien… Et j’entends une voix derrière-moi qui dit : « Tu vois, à force de faire le mariole, quand t’es sérieux, on t’croit pas !!! »… C’était sa bourgeoise…

    Grand moment de solitude…

    C’est ce jour que j’ai appris que même les gonzes peuvent choper cette saloperie ordinairement réservée aux donzelles.

    Voilà, c’est ma tournée…

  • Chez les loufs …

    Quand t’as turbiné pendant 15 piges chez les dingos, t’as plein d’anecdotes à refiler.

    Dans le genre j’te fais un litre d’huile avec une olive y’a celle-là.
    On avait un type aux mensurations d’un bûcheron canadien. Éric qu’y s’appelait. C’était un beau môme malgache qu’avait tourné la carte quand il a trouvé son frangin cané dans le garage avec une bastos dans la calebasse. Lorsque j’l’ai connu, il avait 40 berges et ça en faisait 20 qu’y trainait ses grolles dans le service. Faisait des aller-retours chez nous à chaque délire. Y connaissait vachement bien sa pathologie mais des fois, y reconnaissait plus personne et quand y se sentait oppressé ou qu’y s’imaginait qu’on lui en voulait, le gars vrillait du caisson et c’est comme ça qu’un jour, il a étranglé sa dabuche (elle s’en est sortie de justesse).


    Un vendredi matin (j’embauchais à 6 plombes du mat’), alors qu’il était debout depuis un bail, y m’attrape à la sortie du vestiaire et dit qu’il sent qu’on va pas le laisser sortir en perm’ pour le week-end. L’avait aucune raison de penser ça mais quand y délirait à plein tube, impossible de le ramener sur terre. J’ai tenté de calmer le jeu jusqu’à c’que mes collègues se pointent mais j’le sentais monter en pression. Et quand t’as un mec de 120 kilos en face de tes 75 pour 1m80, tu brilles pas trop. Pis ben, les collègues arrivent et là, augmentation de la pression: Éric a cru qu’y z’étaient venus en renfort pour le ficeler et l’empêcher de se barrer chez lui. Commence à soulever le bureau et le coquer en pleine ganache de Laurent (un aide-soignant qu’avait été pilier au rugby et qui craignait pas les châtaignes). Mon Lolo, calme comme un moine boudhiste, se relève et lui cause doux pour l’amadouer. Patrick arrive et vlan! une taloche de cow-boy dans sa tronche… J’me jette sur le grelot pour appeler du renfort dans les autres services (on fait toujours ça pour immobiliser un patient en crise sans qu’y ait trop de dégâts). Une armada de gros bras arrivent en file indienne et mon Éric, toujours délirant, se dirige vers la lourde en écrasant tout sur son passage. Les gaziers tombaient comme des mouches (z’étaient 11).
    Et là, sa psy, Mlle M. arrive et lui sort (presque) innocemment: « Alors Éric, on est prêt pour sa permission de sortie? ».
    Il a passé le week-end chez sa mère et quand il est rentré, s’est excusé auprès de nous. Mais s’il avait voulu, y nous aurait tous bouffés ou mis en pièces détachées…
    Des fois, j’le croise en ville (y va vachement mieux) et on reparle de cet évènement.
    Des Éric, j’en ai connu de bien plus sévères qu’avaient déjà butté et là aussi, y’en a à raconter…

  • Salutatoutes zétatous !!!

    Je suis SŸLVAIN, le taulier (auteur-compositeur-brailleur) du groupe de Rubbish Rock ALŸS A PREACH.

    Ici, je vais te causer de tout et de rien…